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Mexique - Prix d'une grève: Volkswagen suspend ses investissements

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Mexique

MEXICO, 7 septembre 2001 (LatinReporters.com) - A l'issue d'une seconde grève en deux ans dans son usine de Puebla, à l'est de Mexico, Volkswagen a annoncé la suspension de ses investissements -au moins 1,7 milliard de dollars- prévus pour les cinq prochaines années au Mexique. Le vice-président de VW- Mexique, Francisco Bada, affirme que les fonds de ces investissements iront en Asie.

Les responsables mexicains du premier constructeur européen d'automobiles ont annoncé cette décision le 5 septembre, à l'issue d'une grève de 19 jours qui a provoqué des pertes de plus de 500 millions de dollars. Les 16.000 ouvriers de Puebla ont obtenu une hausse de revenus de 14,7% ( 10,2% en salaire et 4,5% en avantages divers), mais le maintien de leur emploi à long terme est désormais incertain.

L'usine VW de Puebla fabrique le nouveau et l'ancien modèle de la Beetle (Coccinelle), la Jetta et la Golf-cabriolet. Chaque semaine sort de ses chaînes le quart de la production automobile mexicaine, soit 8.920 voitures, dont 7.000 sont exportées. Le projet de fabriquer également à Puebla la Beetle-cabriolet supposait un investissement -aujourd´hui suspendu- de 1,7 milliard de dollars. Un projet de production de pièces de rechange à Puebla est mis aussi entre parenthèses.

"Tous, absolument tous les plans d'investissement sont suspendus" assure Francisco Bada. Selon le vice-président de VW-Mexique, "les prémisses avec lesquelles furent élaborés nos plans d'investissement ont changé. En conséquence, il a été décidé d'arrêter les investissements au Mexique et de réexaminer dans quelles conditions on pourrait continuer à investir" dans ce pays.

Le directeur des relations publiques de la filiale mexicaine de VW, Thomas Karig, indique que la suspension des investissements n'est pas nécessairement définitive, mais "qu'après deux grèves en moins de deux ans, notre entreprise pourra difficilement justifier (auprès de la maison mère) la nécessité de nouveaux investissements au Mexique".

Thomas Karig reconnaît être préoccupé pour "le futur de l'entreprise au cours des cinq prochaines années".


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