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Equateur, Chili, Honduras, Mexique, Venezuela, Argentine
Amérique latine - Élections 2017: calendrier, analyses
 

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De g. à dr.: Lenín Moreno, candidat à la présidence de l'Équateur et dauphin de Rafael Correa, qui ne se représente pas; le président du Honduras, Juan Orlando Hernández, qui briguera sa réélection, et l'ex-président du Chili Sebastián Piñera, candidat probable à un nouveau mandat présidentiel. (Photos agence Andes, Daniel Malpica et gouvernement du Chili - Composition LatinReporters)

 
I. CALENDRIER ÉLECTORAL 2017 (actualisé en permanence)
  • 12 mars  HONDURAS, élections primaires en vue des élections présidentielle, législatives et municipales de novembre.
  • 4 juin  MEXIQUE, élection dans 4 des 32 États fédérés: Mexico (gouverneur), Nayarit (gouverneur, députés locaux, mairies), Veracruz (mairies) et Coahuila (gouverneurs, députés locaux, mairies).
  • 2 juillet  CHILI, élections primaires en vue des élections présidentielle et législatives de novembre.
  • 13 août  ARGENTINE, élections primaires obligatoires pour tous les partis ou coalitions en vue des législatives d'octobre.
  • 19 novembre  CHILI, élection présidentielle (second tour éventuel le 17 décembre) et élections législatives et régionales
  • 26 novembre  HONDURAS, élections présidentielle, législatives et municipales
  • 10 décembre  VENEZUELA, élections régionales (gouverneurs et Conseils législatifs régionaux) - Ces élections étaient prévues initialement pour décembre 2016.

II. 2017, ANNÉE ÉLECTORALE ORDINAIRE EN AMÉRIQUE LATINE, SOUS RÉSERVE DE L'EFFET TRUMP

par Christian GALLOY

MADRID, 19 janvier 2017 (LatinReporters.com) – Élection présidentielle en Équateur, au Chili et au Honduras et autres scrutins au Mexique, au Venezuela et en Argentine dominent le calendrier électoral de l'Amérique latine en 2017.

Sous réserve d'incertitudes découlant de l'entrée de Donald Trump à la Maison Blanche, il s'agit d'une année électorale ordinaire dans l'attente de 2018, année de grand branle-bas régional.

L'an prochain, des élections présidentielles agiteront en effet le Brésil et le Mexique, principales puissances latino-américaines, une Colombie théoriquement pacifiée, un Venezuela où le chavisme jouera peut-être sa dernière carte, ainsi que le Paraguay et le Costa Rica. Tandis qu'à Cuba, Raúl Castro devrait en principe tirer sa révérence.

On pourra alors affiner le diagnostic sur l'ampleur ou les limites et le caractère durable ou non du changement de cycle politique dans le sous-continent américain, largement dominé par diverses gauches lors des trois premiers lustres de ce siècle.

Ce diagnostic de 2018 sera influencé par l'effet Trump au sud du Rio Grande. En Amérique latine, le nationalisme économique et la politique anti-immigration du nouveau président des États-Unis risquent de nuire aux mandataires et candidats très liés à Washington.

Quoiqu'il en soit, scrutins et surprises éventuelles de 2017 ne manquent pas d'intérêt et seront nécessairement inclus dans l'analyse globale.

Équateur : Rafael Correa n'est pas candidat

Les élections présidentielle et législatives du 19 février en Équateur seront cruciales pour la «révolution citoyenne» socialiste du président sortant Rafael Correa. Après 10 ans de pouvoir, il ne se représente pas et son parti, l'Alliance Pays, est confronté à une délicate situation économique découlant de la chute des cours du pétrole brut, principale ressource nationale.

Plus enclin au dialogue que Correa, qu'il seconda à la vice-présidence de l'Équateur jusqu'en 2013, Lenín Moreno est le candidat présidentiel de l'Alliance Pays.

Envoyé spécial de l’ONU sur le handicap et l’accessibilité de 2013 à 2016, lui-même partiellement paralysé et se déplaçant à l'aide d'un fauteuil roulant, Moreno incarne un changement dans la continuité.

En tête des sondages, il n'est toutefois pas assuré de remporter un probable second tour qui pourrait unir la plupart des électeurs des sept autres candidats, notamment ceux de l'ex-banquier Guillermo Lasso et de la social-chrétienne Cynthia Viteri.

L'amendement constitutionnel instaurant la réélection sans limitation du nombre de mandats entrant en vigueur le 24 mai prochain, Rafael Correa pourrait éventuellement briguer à nouveau la présidence en 2021.

Parfois taxé d'autoritarisme, il conserve à son actif dix ans d'une stabilité inconnue jusqu'à alors en Équateur, le développement substantiel des infrastructures et la réduction de la pauvreté et des inégalités.

Chili : le socialisme desservi par l'impopularité de Michelle Bachelet

Au Chili, la succession de la socialiste Michelle Bachelet, qui ne peut briguer une nouvelle présidence consécutive le 19 novembre, pourrait ramener au pouvoir la droite, qui remporta les municipales d'octobre 2016. L'ex-président de centre droit Sebastián Piñera est le favori de pré-sondages, talonné par le journaliste et sénateur indépendant Alejandro Guillier.

L'ancien président socialiste Ricardo Lagos occupe la troisième place. Il est desservi par l'impopularité actuelle de Bachelet, victime de l'échec ou l'insuffisance de réformes sociales promises et d'un scandale de corruption impliquant son fils.

Il faudra peut-être attendre les élections primaires du 2 juillet pour savoir si se maintiendront les traditionnelles coalitions de centre gauche et de droite, dénommées respectivement aujourd'hui Nouvelle Majorité et Chile Vamos (Allons Chili). Le scrutin primaire est ouvert aux partis ou coalitions qui désigneraient ainsi leurs candidats aux élections présidentielle et législatives du 19 novembre.


Honduras : et si José Manuel Zelaya était candidat à la présidence…

Le président actuel du Honduras, Juan Orlando Hernández, du Parti national (droite), briguera sa réélection à la présidentielle du 29 novembre, qui se jouera en un tour unique à la majorité simple. En cette mi-janvier, dix mois avant le scrutin, il fait figure de favori.

Tous ses adversaires devraient être connus le 12 mars, jour de la célébration de primaires en vue des élections présidentielle, législatives et municipales de novembre.

Rappelons qu'en juin 2009, un coup d'État politico-militaire destitua le président hondurien José Manuel Zelaya, devenu l'allié du Vénézuélien Hugo Chávez, pour l'empêcher d'ouvrir par référendum la voie à la réélection présidentielle.

Juan Orlando Hernández, lui, n'a pas été menacé par les chars lorsqu'il obtint en 2015 de la Cour suprême de justice une polémique abrogation de l'article 239 de la Constitution qui prohibait la réélection.

Ironiquement, cette abrogation permettrait à José Manuel Zelaya de tenter de reconquérir à nouveau la charge suprême. Lors de la campagne électorale de 2013, sa femme, Xiomara Castro de Zelaya, fit longtemps figure de favorite avant d'être battue avec 28,78 % des voix contre 36,89 % à Hernández, score le plus bas obtenu par un président au Honduras depuis la restauration démocratique de 1982.

Les dénonciations de fraude électorale introduites alors par le Parti liberté et refondation (Libre) du couple Zelaya n'ont pas abouti.

Mexique : le PRI gouvernemental aux abois

Au Mexique, pays directement frappé par le nationalisme économique et la politique anti-immigration de Donald Trump, les élections régionales du 4 juin dans 4 des 32 États fédérés, principalement celui de Mexico, mesureront partiellement l'évolution de l'opinion avant la présidentielle de 2018.

Aux élections régionales de juin 2016, convoquées dans 12 des États fédérés, le PRI (Parti révolutionnaire institutionnel) du président de centre droit Enrique Peña Nieto avait essuyé un cuisant revers.

Selon des pré-sondages, le PRI serait devancé en 2018 dans la course à la présidence par le Parti de l'action nationale (PAN, droite) et même par le Mouvement de régénération nationale (Morena, gauche) de l'infatigable Andrés Manuel López Obrador.

Venezuela : incertitude sur les élections régionales et municipales

Les élections régionales initialement prévues pour décembre 2016 au Venezuela devraient se célébrer à une date indéterminée de la fin du premier semestre. La guerre économique dont le président chaviste Nicolás Maduro accuse l'opposition justifia leur report.

Le triomphe de l'opposition aux législatives de décembre 2015 et l'actuel marasme socio-économique lié à l'effondrement des prix pétroliers (inflation de 700% et contraction du PIB de 10%, selon des estimations du FMI pour 2016) semblent néanmoins porter le gouvernement à retarder tout nouveau rendez-vous avec les urnes.

La célébration tant des élections régionales que des municipales, prévues elles pour la fin du second semestre, demeure donc incertaine. L'heure de vérité incontournable pour le chavisme et pour l'opposition divisée sera sans doute l'élection présidentielle de 2018.

[Ajout du 8 juin 2017] - Le Conseil national électoral du Venezuela a annoncé récemment deux rendez-vous avec les urnes: le 30 juillet, élection d'une Assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle Constitution et, le 10 décembre, élections régionales (prévues initialement pour décembre 2016). L'incertitude demeure à propos des élections municipales.

Argentine : Cristina Kirchner sénatrice ?

En Argentine, les élections législatives dites de mi-parcours renouvelleront le 22 octobre la moitié des députés et le tiers des sénateurs. Pour soutenir son ambition de réélection en 2019, le président néolibéral Mauricio Macri, en poste depuis décembre 2015, a besoin d'un renforcement parlementaire de sa coalition Cambiemos, minoritaire dans les deux chambres.

Mais 2016, sa première année de gestion, a été marquée par la récession économique et la grogne sociale. Selon le quotidien Le Monde, la «révolution de la joie» promise par Macri est déjà assombrie par la suppression de 200.000 emplois publics, une inflation annuelle de 40 %, une récession de 2,4 % et l'augmentation de la pauvreté dont souffre un tiers des 42 millions d'Argentins, confrontés à l'explosion des prix des transports, du gaz, de l'eau, de l'électricité, etc., suite à la suppression des subventions aux services publics.

Un atout de Macri est la division des péronistes. Toutefois, selon les sondages, la péroniste de gauche Cristina Kirchner, présidente de l'Argentine de 2007 à 2015 (la Constitution l'empêcha de briguer un troisième mandat consécutif), gagnerait haut la main un siège de sénatrice si elle se présentait le 22 octobre prochain pour la province stratégique de Buenos Aires.

Ce serait un tremplin pour son éventuel retour à la présidence en 2019, d'autant que les procédures judiciaires ouvertes contre elle pour corruption supposée sont interprétées par ses partisans comme une persécution politique téléguidée par Macri, cité pour sa part dans des scandales relatifs aux paradis fiscaux.



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